Thèmes

La Conférence sera composée d’une session plénière introductive, d’une table ronde et de six (6) grandes sessions thématiques portant sur des sujets suivants :

    

TABLE RONDE (TR)

Thème : Pensées et actions pacifiques de Cheikh Ibrahim NIASS

Cheikh al Islam El Hadj Ibrahima NIASS (1900 – 1975) a fondé l’une des branches les plus importantes en effectif de la confrérie soufie TIDJANIYA. Son enseignement est marqué par une initiation de ses disciples à une vie spirituelle intense, mais encore à une ouverture sur le monde extérieur pour entretenir un vivre-ensemble harmonieux avec tous les humains, quelle que soit leur confession religieuse. C’est dans ce cadre qu’il a entretenu des relations cordiales avec le Président Kwame NKRUMAH du GHANA et le Président Yakubu GOWON du NIGERIA, tous deux de confession chrétienne. Il a également rencontré le Maréchal TITO de Yougoslavie et le Président BREJNIEV d’Union Soviétique. De par sa pensée, il a pu influencer nombre de cultures et établir des liens de fraternité entre différents du monde.

Il est attendu des participants à cette session d’indiquer comment les enseignements de Cheikh Ibrahim NIASS pourraient inspirer les tenants d’une coexistence pacifique entre personnes de foi différente. Il s’agira également d’aider à définir un programme d’action en vue d’une éducation de tous les hommes pour un vivre – ensemble harmonieux.

Session 1 (S1) Thème: la paix, une condition sine qua non du progrès et du développement

Au milieu de l’instabilité et des perturbations de diverses natures qui sévissent toutes les nations du monde et dont la guerre n’est que la face visible, on serait tenté de penser que la paix n’est pas placé au cœur des actions stratégiques pour le développement économique et social. Pourtant, il ne fait plus l’ombre d’un doute que la paix, et donc la stabilité, est un déterminant clé du succès et de l’avancement. Les stratégies de développement ne joueront pleinement leur rôle que si l’environnement qui permet leur mise en œuvre offre les opportunités d’un épanouissement et d’une stabilité garantie. Ce faisant, le progrès et le développement ne pourront se concrétiser qui si la paix est assurée en avance.

On s’interroger, cependant, dans un contexte marqué par la dénaturation de la portée des idéologies et théologies, du rôle que pourra jouer aujourd’hui l’humanité entière dans l’établissement d’une société de paix favorable au progrès et au développement.

Il est attendu des participants et animateurs de cette session d’élucider les rôles et les responsabilités de chaque acteurs de développement dans la perspective d’une paix mondiale gage de progrès et de développement.

Session 2 (S2)

Thème : dialogue interreligieux et paix : la paix mondiale par la paix entre les religions

L’intolérance religieuse qui alimente de nos jours de nombreux conflits contemporains nous conduit à repenser notre conception de la tolérance, née des débats théologiques et philosophiques qui ont accompagné ou qui ont été provoqués par les controverses doctrinales et les guerres politico-religieuses. L’expression englobe autant celles qui opposent les religions entre elles ou qui ont été menées en leur nom, au nom de la foi. L’actualité nous apprend qu’aujourd’hui encore on tue, on persécute, au nom de la foi, au nom de Dieu, au nom de la religion, pour avoir une opinion ou une croyance différente, même si les motifs religieux ne sont pas toujours clairement avoués. Tout se passe donc comme si la religion conduisait ou préparait à la guerre.

C’est par exemple les guerres menées au nom du Jihad islamique, les Croisades, celles qui ont opposé les chrétiens entre eux, les catholiques et les Calvinistes, de même que les persécutions dont furent et sont encore victimes beaucoup de communautés dans le monde. C’est donc dans ce contexte marqué par l’intolérance que naît le concept moderne de tolérance.

Il est attendu des participants d’énumérer les principales causes de ses divergences religieuses afin de proposer des solutions pour une paix mondiale par la paix entre les religions.

Session 3  (S3)

Thème: islam, solidarité et paix

Les incompréhensions et l’intolérance entre les hommes ont souvent été source de conflits entre les communautés. Les problèmes d’ordre économique, politique et social, qui leur sont subséquentes sont le ferment par excellence de l’instabilité qui secoue le monde dans sa globalité. Par-dessus de ces maux, la course effrénée vers la richesse dont le dictat du principe de la rationalité est le moteur, ne laisse aucune place à l’entraide et la solidarité.

L’Islam, pour prévenir cette évolution négative, a, dès l’entame, érigé au rang de troisième pilier la zakat, fondement de la solidarité dans la société. Au-delà du secours ponctuel à des nécessiteux, cette solidarité devait, à terme, favoriser la réalisation de projets de développement.

Au terme de cette session, il s’agira d’esquisser les voies et moyens pour l’établissement d’un projet de société mondiale consensuel donnant une place importante à l’entraide, la solidarité susceptible d’éradication de la misère absolue et les conflits.

Des recommandations pourraient également être formulées en vue d’une collecte effective de la zakat et de son utilisation à des fins de développement économique et social.

Session 4  (S4)

Thème: femme, école de la paix

La communauté internationale a reconnu que la participation des femmes était indispensable à l’établissement et au maintien de la paix. Les femmes sont des vecteurs de changement et de paix avérés. L’Islam accorde une importance toute particulière à la femme. C’est ainsi qu’une sourate entière du Coran leur est consacrée. Cette mention dans le livre saint constitue une légitimation particulièrement forte du statut de la femme en tant qu’être humain égale de l’homme, non pas du point de vue biologique mais sur le plan des responsabilités sociales et spirituelles. Il apparait, à cet égard, évident que l’on ne saurait bâtir le monde en ignorant les compétences de la moitié de l’Humanité. Conscient de cette réalité, Cheikh Ibrahim NIASS, Fondateur de la Jamhiyatu Ansaarud Dîn, disait à ses filles : « Compétissez avec les hommes pour la recherche de la foi, de la connaissance, de la compétence et de la droiture. »

Au surplus, le rôle de la femme étant particulièrement important dans l’éducation des jeunes, sa contribution est centrale dans l’ancrage des valeurs de paix et de respect mutuel dans la société.

Il est attendu des participants à cette session, la proposition d’une esquisse de programme d’action en vue de renforcer l’éducation des femmes et de les encourager à véhiculer un message de paix

Session 5  (S5)

Thème: jeunesse, vecteur de paix

Partout dans le monde, les jeunes sont le moteur du changement et revendiquent le respect de leurs droits fondamentaux, l’amélioration de leur situation ainsi que des opportunités d’apprendre, de travailler et de participer pleinement aux décisions qui les touchent. Dans le même temps, du fait des crises persistantes, un grand nombre de jeunes, aux marges extrêmes de la société, ont perdu tout espoir en l’avenir. Cette situation qui les rend vulnérables est à l’origine de leur mobilisation facile dans les conflits et les guerres.

Il apparait clairement que la prévention des conflits passe, en grande partie, par la conscientisation des jeunes de leur responsabilité dans l’avènement de la paix dans le monde et la mise en œuvre d’actions de développement.

Il est attendu des participants de cette session, la définition d’un programme de sensibilisation des jeunes du monde entier sur leur rôle pour relever les défis de l’humanité.

Session 6 (S6)

Thème: les menaces contre la paix : extrémisme et terrorisme

L’identité devient meurtrière quand on la réduit à une seule appartenance majeure : la nation, la religion, la classe. Quand tel élément est menacé ou blessé, il semble tout à coup résumé toute notre identité et nous l’affichons avec fracas. Ce sont bien souvent les extrémismes de tout bord qui enfantent le terrorisme. Celui-ci, dans le monde contemporain, est souvent qualifié d’islamiste et constitue l’une des pires menaces pour la paix dans le monde. Ses victimes se comptent par milliers et sont de toutes confessions religieuses. Dans certains pays, elles sont majoritairement musulmanes, ce qui s’apparente à un paradoxe au regard des revendications de base de leurs agresseurs. Il parait donc clair que la revendication religieuse n’est que le prétexte de desseins autres. Or, si la religion a pu être instrumentée pour légitimer de graves atteintes à la vie humaine, c’est sans doute que ses préceptes de base n’étaient pas suffisamment connus du plus grand nombre.

Il est attendu des participants à cette session la mise en évidence du caractère fondamentalement pacifique de toutes les religions révélées et de la totale absence de légitimité de la violence gratuite.

Des recommandations sont attendues en vue d’une action de communication de masse


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